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Edgar
Faure
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Edgar
Faure, né le 18 août 1908 à Béziers (Hérault), mort le 30
mars 1988 était un homme politique français.
Il exerça à Paris la profession d'avocat et devint membre du
barreau à 27 ans, et fut le plus jeune avocat de France de son
temps. Intéressé à la politique, il rejoignit le parti radical.
Pendant l'occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale,
il rejoignit les rangs de la Résistance, et en 1942 il gagna les
quartiers généraux de Charles de Gaulle à Alger, où De Gaulle
en fit le chef du service législatif du gouvernement provisoire.
En 1945, il fut Procureur général adjoint français au Tribunal
militaire international de Nuremberg.
En 1946, il devint député du Jura, en tant que membre du parti
radical. Bien que la popularité de ce parti eût diminué et
qu'il fût tombé au-dessous de la barre des dix pour cent des
voix.
En 1962, dans l'opposition, il vota « non » au référendum
constitutionnel ; « par scrupule de juriste » précisera-t-il.
Mais dès 1963, il était tout de même envoyé officieusement en
mission en République populaire de Chine, et en 1966 il devenait
ministre de l'Agriculture, ce qui le fit exclure du parti radical.
En 1968, après les Événements de mai, on lui confia le poste
délicat de ministre de l'Éducation nationale. Sa loi
d'orientation de novembre 1968 surprit la classe politique, qui la
vota aussi bien à gauche qu'à droite. Elle marque une rupture
dans l'enseignement français en intégrant des revendications de
Mai 68 et notamment la participation à la gestion des
établissements de tous les acteurs de l'enseignements et la
facilitation de l'interdisciplinarité.
Une mesure fit couler beaucoup d'encre : le report de l'étude de
la langue latine de la sixième à la quatrième.
Sous la présidence de Georges Pompidou, il se voit confié dès
1972 le poste ministre des Affaires Sociales, un poste que lui
confia le nouveau ministre Pierre Messmer. En 1973, après les
élections législatives, il occupa le « perchoir », c’est-à-dire
la présidence de l'Assemblée nationale. Ce fut le dernier poste
qu'il occupa.
Pendant sa carrière, Edgar Faure occupa les postes de :
•
Ministre des Finances (1950-51) ;
•
Président du Conseil - (1952) ;
•
Ministre des Affaires étrangères -
(1955) ;
•
Président du Conseil - (1955-56) ;
•
Ministre de l'Agriculture - (1966) ;
•
Ministre de l'Éducation nationale -
(1968-1969) ;
•
Ministre des Affaires sociales -
(1972-1973) ;
•
Président de l'Assemblée nationale
(1973-78) ;
•
Sénateur (1980-1988)
En 1978 il fut élu à l'Académie française.
Edgar Faure fut enterré au Cimetière de Passy,
à Paris.
Divers :
Dans quelques
œuvres littéraires, Edgar Faure utilisa le pseudonyme d'Edgar
Sanday (= Edgar sans D, puisque la forme française courante du
prénom était Edgard). « Ces Edgars sans d, si chatouilleux sur
le respect de ce qui leur manque ! » ironisait Pierre Daninos.
On lui doit :
•
Le serpent et la tortue (les
problèmes de la Chine populaire, Juillard, 1957
•
La disgrâce de Turgot, Gallimard,
1961
•
La capitation de Dioclétien, Sirey,
1961
•
Prévoir le présent, Gallimard, 1966
•
L'éducation nationale et la
participation, Plon, 1968
•
Philosophie d'une réforme, Plon, 1969
•
L'âme du combat, Fayard, 1969
•
Ce que je crois, Grasset, 1971
•
Pour un nouveau contrat social, Seuil,
1973
•
Au-delà du dialogue avec Philippe
Sollers, Balland, 1977
•
La banqueroute de Law, Gallimard, 1977
•
La philosophie de Karl Popper et la
société politique d'ouverture, Firmin
Didot, 1981
•
Pascal : le procès des provinciales, Firmin
Didot, 1930
•
Le pétrole dans la paix et dans la
guerre, Nouvelle revue critique 1938
•
Mémoires I, « Avoir toujours raison,
c'est un grand tort », Plon, 1982
•
Mémoires II, « Si tel doit être mon
destin ce soir », Plon, 1984
•
Discours prononcé pour la réception de
Senghor à l'Académie française, le 29 mars
1984
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