Juré : Alain Juillet

Alain Juillet

Alain Juillet

Portrait

Alain Juillet (né le 14 septembre 1942 à Vichy dans l’Allier) est un dirigeant d’entreprises. Il a exercé également différentes fonctions dans le cadre du Renseignement au sein de la DGSE, notamment conseiller pour l’Intelligence Économique en France auprès du premier Ministre.
Après ses études universitaires et une première carrière de cinq ans comme officier au sein des commandos parachutistes dans le service Action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, ancêtre de la DGSE) jusqu’en 1967, Alain Juillet intègre ensuite plusieurs grandes entreprises nationales et internationales.
Il intègre ainsi la société Ricard jusqu’en 1985 où il finit en qualité de directeur général commercial, après avoir eu en charge le développement des marques et la commercialisation des produits du groupe sur l’Espagne, les pays du Maghreb, le Liban, l’URSS, la Chine, les États-Unis, l’Amérique-du-sud, l’Arabie saoudite et l’Afrique centrale. Il collabore au lancement du circuit Paul-Ricard en 1974, et dans le cadre de la restructuration du marketing crée les partenariats du groupe dans le monde de la voile avec Tabarly, Pajot et Philippe Monnet.
De 1986 à 1988, il est directeur général de Suchard-Tobler puis président du groupe de coordination pour la France où, après avoir réussi le redressement de Suchard, il réalise la première certification ISO-9002 de l’usine de Strasbourg (le groupe compte à l’époque 3 000 salariés déployés sur 4 sites pour un CA de 950 millions d’euros ).
De 1989 à 1992, il devient directeur général de l’Union laitière normande. Il procède alors au redressement industriel et commercial du groupe, et avec l’appui des pouvoirs publics assure la transmission au groupe Bongrain, évitant ainsi un dépôt de bilan touchant 22 000 producteurs. Lorsqu’il quitte le groupe, le CA est de 2,5 milliards d’euros pour 6 000 collaborateurs répartis sur 21 sites de production et stockage.
De 1992 à 2001, il procède au redressement de deux autres entreprises la Générale Ultra-Frais (filiale du groupe Andros) et France Champignon, avant de développer une activité de conseil en stratégie et développement à l’international pour de grands groupes français et étrangers. En 2001, il accepte de prendre en charge en qualité de PDG la liquidation de Marks & Spencer (France)2, et assure le reclassement de tout le personnel.
Parallèlement à sa carrière professionnelle, il demeure affecté dans la réserve opérationnelle jusqu’en 2004. En 2002, il se voit confier la direction du Renseignement au sein de la DGSE dont il a aussi la charge d’assurer la réorganisation. Cette mission s’achève en 2003, avant que ne lui soit confiée la mise en place de l’intelligence économique au sein du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale). Il occupe alors la fonction de Haut responsable chargé de l’intelligence économique (HRIE) auprès du premier Ministre jusqu’en 2009 ; date à laquelle il intègre le cabinet d’avocats international Orrick, Rambaud, Martel en qualité de conseiller senior.
Depuis 2011, il est président du CDSE (Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises) et de la revue Sécurité & Stratégie à la documentation française (www.cdse.fr). Il est en 2016 président de l’Académie de l’intelligence économique3.
En 2017, il crée l’Association de lutte contre le commerce illicite afin sensibiliser l’État et d’alerter et d’informer les entreprises sur ce phénomène

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