Jean-Christophe LAGARDE

Jean-Christophe LAGARDE

Jean-Christophe Lagarde, né le  à Châtellerault (Vienne), est un homme politique français, maire de Drancy de 2001 à 2017 et député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis 2002. Soutien de François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2007, il rejoint ensuite le Nouveau Centre, puis fonde, en 2012, le parti de centre-droit Force européenne démocrate. En septembre 2012, il rejoint l’Union des démocrates et indépendants (UDI), lancée par Jean-Louis Borloo. Il est élu président de ce parti le 13 novembre 2014.

Lors des élections municipales du , Jean-Christophe Lagarde remporte dès le premier tour les élections municipales de la ville de Drancy avec 50,84 % des voix, après 66 ans de gestion communiste dans une des villes de la ceinture rouge. Il est élu un an plus tard lors des élections législatives député de la circonscription Drancy-Bobigny le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis, par 22 voix de majorité, ravissant ainsi une circonscription ancrée à gauche depuis plus de 70 ans. Il fait partie du groupe parlementaire Union pour la démocratie française.

À l’automne 2005, il a une analyse différente des émeutes des banlieues3 et dénonce la ghettoïsation d’une partie des Français et ses conséquences. Son analyse, très différente de celle du ministre de l’Intérieur de l’époque (Nicolas Sarkozy), lui vaut les foudres de l’UMP, Éric Raoult disant de lui qu’il est un « Sarkozy de l’UDF dans le 9-3 », et Roger Karoutchi, patron de l’UMP d’Île-de-France déclarant « C’est un sectaire qui est en train de mal tourner ». Le , il devient le plus jeune vice-président de l’Assemblée nationale.

Porte-parole de François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007, il affirme ses divergences avec celui-ci lorsqu’il esquisse un rapprochement avec Ségolène Royal. Après le premier tour de l’élection présidentielle, il prend ses distances avec lui et se présente en candidat libre, après avoir refusé d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy. Lors des élections législatives de 2007, Jean-Christophe Lagarde se représente sans étiquette (ses documents de campagne feront mention des deux communes de sa circonscription Bobigny et Drancy en guise de tendance politique) pour un second mandat tout en étant investi sans l’avoir demandé par l’UDF/Mouvement démocrate. Il est réélu au second tour le 17 juin avec 59,87 % des voix.

Deux jours après son élection, il annonce son adhésion au groupe Nouveau Centre, composé d’anciens parlementaires UDF qui avaient soutenu Nicolas Sarkozy entre les deux tours des présidentielles. Pourtant, le , il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l’« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l’hebdomadaire Marianne. À la suite du refus de la loi rétroactive à l’Assemblée nationale, et sur proposition de Jean-Christophe Lagarde, le Nouveau Centre fait alliance avec le Fetia Api (financement : 870 000 d’euros pour le Nouveau Centre et 30 000 euros pour le Fetia Api). Le Fetia Api (« Nouvelle étoile ») est un parti politique de la Polynésie française, proche de l’UDF puis du Nouveau Centre qui le soutient (afin notamment de pouvoir bénéficier du financement public des partis politiques, plus aisé pour les partis qui se présentent outre-mer).

En 2008, lors des élections municipales, Jean-Christophe Lagarde remporte à nouveau dès le premier tour la ville de Drancy avec 69,5 % des voix et emporte 42 sièges des 49 qui composent le conseil municipal.

Membre du groupe d’études sur le problème du Tibet de l’Assemblée nationale. Il est élu vice-président de l’Assemblée nationale le , en remplacement de Maurice Leroy, nommé ministre de la Ville dans le gouvernement Fillon 3, jusqu’à la fin de la mandature en juin 2012. Il est vice-président du groupe d’amitié France-Qatar à l’Assemblée nationale de 2007 à 2012.

Le 24 janvier 2012, alors qu’il s’était déjà montré hostile à la candidature du président de son parti Hervé Morin, il annonce son soutien à Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de la même année en cosignant une tribune dans Le Figaro avec d’autres parlementaires du Nouveau Centre et les ministres Maurice Leroy et François Sauvadet.

Candidat aux élections législatives de juin 2012 dans la cinquième circonscription de la Seine Saint-Denis (Bobigny, Drancy, Le Bourget), il est réélu le 17 juin 2012 pour un troisième mandat par 56,73 % des suffrages exprimés. Il est élu le 20 juin 2012 porte-parole du nouveau groupe centriste UDI présidé par Jean-Louis Borloo à l’Assemblée nationale avant le lancement de ce parti à ce nom.

Le 31 janvier 2014, il annonce qu’il brigue un troisième mandat à la mairie de Drancy. Il est réélu avec 75,06 % des suffrages exprimés, lors du premier tour du 23 mars 2014, et sa liste remporte 45 sièges sur les 49 que compte le conseil municipal.

Le 12 mai 2017, il annonce son intention de démissionner de son mandat de maire de Drancy afin de se conformer à la loi sur le cumul des mandats et de proposer son épouse Aude Lagarde, sixième adjointe chargée des affaires sociales et des personnes âgées, pour lui succéder. Le 18 juin 2017 il est réélu pour un quatrième mandat de député. Ainsi qu’il l’avait annoncé, Aude Lagarde est élue maire le .

Fin novembre 2017, un numéro de l’émission télévisée Pièces à conviction dénonce la gestion de la ville de Drancy par Jean-Christophe et Aude Lagarde. Selon le conseiller municipal d’opposition Hacène Chibane les associations sont pour les deux maires « le bras armé pour tenir la ville », au moyen de subventions. Ces pratiques auraient selon ses opposants également été constatées dans la mairie voisine de Bobigny (passée à l’UDI après une domination communiste de plusieurs décennies), afin de renforcer l’assise électorale de Jean-Christophe Lagarde.

Jean-Christophe Lagarde a été numéro deux du Nouveau Centre en devenant président exécutif du nouveau parti centriste lors du congrès de Nîmes du . Fonction qu’il quittera en même temps que le parti, en 2012. Le , afin de débloquer la construction d’un parti centriste à partir du groupe parlementaire UDI, Jean-Christophe Lagarde annonce la création d’un nouveau parti de centre-droit, baptisé Force européenne démocrate. Il participe alors à la mise en place du parti, l’Union des démocrates et indépendants.

Le 29 juin 2014, il annonce dans Le Journal du dimanche sa candidature à la présidence de l’UDI, rejoignant une course qui oppose déjà Jean-Christophe Fromantin, Yves Jégo (avec Chantal Jouanno) et Hervé Morin. Il déclare que « le centre n’est pas le milieu, la moyenne, la synthèse mais un autre chemin, une alternative pour notre pays » et entend « conquérir le pouvoir » en portant un « Centre conquérant ».

Il arrive en tête du premier tour, devançant Hervé Morin (35,9% contre 31,5%), et obtient pour le second le soutien d’Yves Jégo, arrivé troisième avec 21,5 % des voix. La Seine-Saint-Denis et en particulier sa ville de Drancy lui apportent un soutien massif. Son département compte 2 192 votants (dont 1 377 pour Drancy), loin devant les Hauts-de-Seine avec 1 193 voix. Il remporte le second tour et devient alors président de l’UDI.

Le , il est désigné vice-président du Parti démocrate européen.

Il figure symboliquement en dernière place de la liste de la Seine-Saint-Denis Les Républicains-UDI-MoDem conduite par Bruno Beschizza, dont la cheffe de file régionale est Valérie Pécresse, lors de l’élection régionale de 2015 en Île-de-France.

Il soutient Alain Juppé, à titre personnel, dès le premier tour de la primaire française de la droite et du centre de 2016, tandis que le Nouveau Centre, autre composante de l’UDI qu’il préside, soutient François Fillon pour le second tour. Après la victoire de François Fillon, il intègre, au sein de l’organigramme de l’équipe de campagne de ce dernier, son Conseil stratégique aux relations avec les partis. Il suspend le soutien de l’UDI le  à la suite de l’annonce de la convocation du candidat par les juges d’instruction en vue d’une probable mise en examen dans le cadre de l’affaire Fillon.

Il parraine la candidature de François Fillon (LR) pour l’élection présidentielle de 2017.

Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2017, il l’emporte.

 

Jean-Christophe Lagarde se dit marqué par l« ‘engagement européen de Simone Veil », dont il a participé à la campagne pour les élections européennes de 1989.

Le 26 novembre 2004, il est le seul député de son parti à voter contre le cinquième élargissement de l’Union européenne à 25, le jugeant prématuré et risquant de rendre l’Union moins gouvernable.

Pour le référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe de mai 2005, Jean Christophe Lagarde est l’un des rares députés UDF (avec Jean Lassalle) qui prône le « non » : il dénonce la fin de la volonté fédéraliste européenne, jugeant ce texte trop timoré et faisant la part belle aux partisans d’une Europe seulement économique et interdisant la création d’une Europe politique. Les Drancéens donnent une nette majorité (73 %) au « non ».

Le 4 février 2008, il fait partie des seuls élus pro-européens à voter contre la ratification du traité européen de Lisbonne : il considère alors qu’on « ne pourra pas poursuivre la construction européenne et l’intégration politique avec plus de 27 pays : l’Europe va être paralysée avec les institutions actuelles ».

Après le Brexit, il appelle dans une tribune à profiter du départ du Royaume-Uni pour construire un Europe politique, expliquant que « faute d’un gouvernement fédéral intégré, nous sommes en situation de déséquilibre permanent à 28 Etats cherchant des compromis entre-eux ».

En 2018, il prend position dans Le Figaro pour la création d’une politique migratoire commune qui serait dirigée par un ministère européen des Migrations. Celui-ci serait doté d’une administration fédérale de garde-côtes et de garde-frontières et serait chargé d’harmoniser le droit d’asile à l’échelle européenne avec des critères d’accueil précis et adaptés en fonction des besoins et de la capacité d’accueil de chaque pays.

En décembre 2018, Jean-Christophe Lagarde est désigné pour conduire la liste UDI aux élections européennes de 2019.

Le 6 février 2019, il conteste le veto de la Commission européenne sur le projet de fusion Alstom-Siemens, reprochant à l’UE de ne pas protéger ses entreprises et ses salariés de la concurrence mondiale, notamment chinoise.

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